Pensées

On ne va peut-être pas vivre la même chose…

Quand j’ai mis mes pieds à Bamako une personne pas très au courant m’a demandé si c’était vivable, s’il y avait des gens comme lui ?

(Comment ça des gens comme lui ? J’ai posé la question… Jusqu’à ce jour le message est laissé en #lu). Je ne peux pas conseiller tout le monde et ce n’est pas mon but. On ne vivra peut-être la même chose.

Je ne suis pas née à Bamako, mais quelque part dans le quatre vingt quatorze. J’y ai passé toute ma vie. Je suis malienne guadeloupéenne. Trop ou pas assez noire. J’ai arrêté de choisir à quoi je voulais ressembler. J’utilise mes deux héritages comme un couteau suisse.
Quand je me trompe et que mes pensées n’ont rien à voir avec ce que la culture voudrait, je suis pardonnée d’avance. Faites donc attention si l’envie vous vient de suivre un peu trop mes conseils.

La question du retour se traite différemment selon l’environnement familial… voici le mien. Quasiment toute ma famille malienne est restée sur place, depuis 10 ans ma mère y vit. Je reviens chez moi, puisqu’elle a tout fait pour que ça le soit. Je suis surprotégée sur ce côté.
Mon père est le premier panafricain que j’ai connu. Il est musulman converti, et je ne crois plus l’être. (Essayez de ne pas m’envoyer en enfer, c’est la deuxième fois que je me l’avoue, réagissez mieux.)

Avant de penser quelle plaie d’être une femme j’étais noire, maintenant je subis les deux en même temps. Quelle plaie. Je me considère féministe (paraît que ça n’existe pas en Afrique, on y reviendra).

Il y a mon témoignage et les histoires des différentes personnes que je rencontre, et si ça vous plait vous pouvez aussi me raconter la vôtre. Pour le reste, asseyez vous entre mes chaises, et bienvenue sur mes contradictions !

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